Les modalités de fonctionnement de nos institutions sont régies par la Constitution du 4 octobre 1958. Ainsi, il a été élu un Président de la République, fonction régie par les articles 5 à 19 de la Constitution.
En application de l?article 8, le Président de la République a nommé le Premier Ministre et, sur proposition de ce dernier, les autres membres du gouvernement.
Nous avons donc ici la mise en place du pouvoir exécutif : le Président et le Gouvernement. Leur rôle est d?exécuter les lois. Si le pouvoir législatif est dévolu aux parlements (Assemblée Nationale et Sénat), il convient de noter une part de plus en plus importante de l?intervention de l?exécutif dans les lois. Outre le jeu des partis politiques, la simple lecture d?un code quelconque fait apparaître clairement l?origine des articles. Ainsi, une référence d?article précédé par la lettre « L » correspond au pouvoir législatif (Parlement), et la lettre « R » correspond au pouvoir règlementaire « Gouvernement ». Cet article de loi est donc passé par décret, sans discussion au Parlement.
Pour être exécutées, les lois doivent préalablement être discutées et votées, rôle des parlements (Art 34), sauf « exception » vue ci-dessus.
Ces institutions sont définies aux articles 24 à 33 de notre Constitution. Les articles 34 à 51 gèrent les rapports entre le Parlement et le Gouvernement.
Les futures élections législatives sont prévues à l?article 24. Les députés sont élus au suffrage universel direct, circonscription par circonscription. Cette décomposition géographique a pour objectif de représenter au parlement toutes les circonscriptions, et donc tous les citoyens.
Ainsi, les lois sont discutées et votées par les parlementaires, et appliquées par le gouvernement.
La vie politique, avec l?implication des partis a tendance à faire marcher d?un pas ordonné les différentes institutions. Ainsi, sauf à de rares exceptions, les pouvoirs exécutifs et législatifs ont été attribués à des tendances politiques proches. Les 2 précédentes cohabitations (Mitterrand / Chirac et Chirac / Jospin) sont des exceptions dans notre Vème république. Certains y voient un contre pouvoir, d?autre un blocage du fonctionnement de l?Etat. L?opinion politique et la couleur du pouvoir n?est sans doute pas étranger au point de vue?